Antigravity CLI, pilote et assistant de mon activité quotidienne dans GitLab
🗓️ Mon quotidien avec GitLab
Gérer mon activité professionnelle est un sujet de réflexion que j’ai depuis plusieurs années. J’y ai même consacré cet article sur dev.to pour expliquer mon raisonnement et le choix de l’outil 😁. Depuis maintenant 6 ans, j’utilise quotidiennement un projet GitLab pour tracer mes choses à faire, que ce soit pour des projets open source, mes activités au sein de Zenika ou bien tout ce qui concerne les communautés dans lesquelles je suis actif.
🙌 Antigravity, mon nouvel “IDE”
Antigravity, l’environnement de développement agentique créé par Google, est devenu mon nouvel outil de travail. Si vous ne le connaissez pas, je vous oriente vers ces deux articles ici et là. Dans ce post, je vais plutôt me concentrer sur la manière dont Antigravity s’est immiscé dans mon organisation du quotidien pour me permettre d’harmoniser mes tickets et me faire gagner du temps.
🤖 Antigravity CLI
Une version CLI d’Antigravity est apparue dans la version 2.0. Si vous étiez utilisateur·trice de Gemini CLI, quelques étapes de migration de votre configuration vous seront demandées. Cela se fait en quelques minutes.
Antigravity CLI peut être installé sur les machines MacOS, Linux et Windows (cf doc d’install). Une fois installé, la commande “agy” permet de lancer cette CLI et va permettre d’interagir sur vos projets.
🦊 Antigravity CLI & GitLab
Dans Antigravity, deux approches sont possibles pour interagir avec GitLab :
- l’utilisation du MCP GitLab : https://docs.gitlab.com/user/gitlab_duo/model_context_protocol/mcp_server/
- l’utilisation de la CLI de GitLab : glab
Si la solution MCP est élégante de par sa nouveauté dans l’écosystème de l’IA, j’ai opté pour l’utilisation de la CLI de GitLab. Cela s’explique dans un premier temps par le fait d’utiliser glab depuis plusieurs années (avant même que GitLab récupère ce projet dans ses équipes) et de ce fait je maîtrise les commandes utilisées pour mon cas d’utilisation. De plus, le MCP est récent, GitLab prend en compte des feedback qu’on lui apporte alors la stabilité de la CLI était un autre argument. Un argument de poids, le coût en termes de token : en utilisant directement la CLI, je vais directement au but final, évitant de surconsommer des tokens.
Antigravity connaît la CLI glab, je me suis amusé à lui poser la question :

et a confirmé que la CLI était bien présente sur mon poste :

Mais pour aiguiller l’agent Antigravity à utiliser cet outil lors de mes demandes en lien avec GitLab et ne pas interroger le MCP ou d’autres outils, j’ai créé un skill pour lister les commandes que je vais avoir besoin alors l’identifiant de mon projet :

A partir de la, je vais pouvoir commencer à interroger via Antigravity CLI pour récupérer des informations sur mes tickets de ma milestone correspondant à ma semaine ou bien les tickets du jour.


Je peux également lui demander de me créer un ticket avec peu d’informations. j’ai détaillé plusieurs typologies d’issue pour qu’il fasse une première affectation de labels :

Dans cet exemple, l’issue a bien été créée (c’est un bon premier point 😅) avec :
- deux labels
- un titre préfixé par l’emoji que j’ai indiqué dans le skill
- la milestone en cours
➡️ Antigravity permet de créer rapidement des issues, avec des attributs positionnés en fonction des mes attentes (labels, milestone).
Lorsque je ne suis pas devant mon ordi et que je pense à une tâche à effectuer, qu’elle soit sortie de ma tête ou de la réception de mail (oui je suis un adepte du “zero inbox” 😁), j’envoie ou transfère le mail au “Service Desk” de mon projet mis à disposition par GitLab. Une issue sera automatiquement mais l’assignation à une milestone et le positionnement de labels ne sont malheureusement pas possible.
Avec Antigravity, je vais pouvoir lui demander de faire la “bascule tous les tickets sans milestone à la milestone courante”. Cette requête fonctionne très bien et est utile pour traiter un lot de tickets. C’est généralement ce que je fais les matins où j’ai utilisé le Service Desk pour me créer des issues.

Le faire pour un ticket dans GitLab n’est pas une tâche très longue. Lorsqu’il y en a 5 ou 6 cela commence à prendre un peu plus de temps et surtout être rébarbatif. C’est là où l’action “schedule” d’Antigravity entre en jeu. Cette commande permet de définir une instruction qu’on désire être exécutée plus tard ou bien de manière répétée.


Avec cette demande, je vais donc retrouver tous les lundis matin à 9h mes tickets créés le week-end dans ma milestone courante.
➡️ Cette programmation est un premier exemple d’action qu’on peut déléguer à Antigravity. Me concernant et dans cet exemple, cela me réduit certes d’une seule action. Mais les opportunités sont présentes comme par exemple faire une revue de ticket pour harmoniser les labels.
Conclusion
Amener Antigravity dans mon organisation du quotidien m’amène un confort et un gain de temps non négligeable que ce soit dans la création ou la gestion de mes issues du quotidien sans quitter mon terminal.
J’ai également détaillé dans un skill la manière de créer mes milestones pour n’avoir qu’à demander à Antigravity de “créer les 10 prochaines milestones”. Quand arrive le vendredi soir et qu’il me reste plusieurs tickets qu’habituellement j’aurai édité pour modifier la milestone, le label associé au jour, je n’ai plus qu’à le demander à Antigravity. Le gain de temps de réel.
La gestion de mes activités m’a fait réfléchir depuis plusieurs années. Le faire dans GitLab est la solution qui me convient le plus, et encore aujourd’hui. Avec Antigravity comme assistant, l’organisation de mon activité et de mon temps me fait tout simplement gagner … du temps 😁.

