Ken Schwaber : "Servant Leadersip" vs "Command & Control"

A l’occasion d’une rencontre du French SCRUM User Group, Ken Schwaber a présenté son nouveau projet SCRUM.ORG. Cette conférence se déroulait dans le nouveau « conference center » de Microsoft France qui a accueilli à cette occasion les Agilistes et autres pratiquants de Scrum et/ou d’XP. Voici un résumé de cette soirée.

Premier constat, ses ambitions restent les mêmes : permettre de se focaliser sur la livraison de logiciels dans un environnement motivant où les développeurs s’auto-organisent.
Cette organisation se positionne en tant que référence de la méthode Scrum au travers de plusieurs outils tels que :

  • Le guide officiel de la méthode Scrum
  • Des formations d’un nouveau genre où il faut choisir une stack technologique sur laquelle votre équipe de développement au complet pourra participer
  • Des certifications (ou il serait possible d’échouer 🙂 ) prenant en compte l’individu mais également le groupe
  • Un questionnaire en ligne (gratuit jusqu’à mi-2010).

Ken nous a ensuite présenté une liste de 7 problèmes récurent en montrant que ce ne sont pas des dysfonctionnements mais des symptômes inhérent, pour la plupart, d’un mauvais management.
Puis il a introduit le mode de management « Servant leadership » qui reste une pratique bien meilleure que le traditionnel management « Command & Control ». Cependant, Ken nous met en garde sur l’apparition rapide des déficiences de management en particulier si l’on recherche le prestige, le pouvoir. Selon lui, les entreprises doivent passer du mode « Command & Control » au mode « Servant Leadership ».
Ken s’est finalement prêté au jeu des questions/réponses durant lequel il a partagé quelques expériences personnelles. Sans chercher à répondre à l’ensemble des questions de manière entendue, il nous a, sans cesse, mis face à nos difficultés en nous encourageant à trouver la solution par nous même. C’est cela « Scrum » Il nous a également rappelé que Scrum rend seulement visible les problèmes déjà existant et ne les résout pas « de facto ».
A la question « comment introduire Scrum dans une équipe réfractaire aux changements », Ken est allé jusqu’à nous autoriser à laisser tomber la terminologie Scrum, du moment que l’on garde du bon sens (« « If it doesn’t make sense : Change it ! You have my permission 🙂 ».
Fidèle aux valeurs de l’agilité, il a tenu à nous informer qu’il resterait ouvert à la discussion si une réponse dans la certification ne nous convient pas. Pour étayer cela, il a pris l’exemple Scrum.org et son modèle économique, en nous affirmant qu’il changerait si cela ne marchait pas.
S’il est possible d’émettre des doutes quant à son ambition d’améliorer notre monde du développement logiciel professionnel, nous ne pouvons que saluer le modèle économique de SCRUM.ORG.

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