Retour du dotJS 2013

Ce lundi avait lieu ce qui pour moi devient déjà la grand-messe de la communauté JavaScript en Europe, le dotJS. Une conférence assez particulière dans le paysage de par ses choix à part : organisé dans un théâtre parisien, une seule scène, des talks assez court et une sélection de speaker de toute première envergure.

Ce savant mélange inspiré des TED conferences crée une ambiance particulière. Même si, chaque année, certains se plaindront de ne pas avoir “appris” grand-chose, ce n’est pas l’objectif de la conférence, mais plutôt de réunir la communauté afin d’entendre de la bouche de ses leaders quelles sont ses orientations et ses problématiques.
Plutôt que de rappeler au fil de l’article les « CV » des personnalités cités, je vous invite à vous référer à leur très courte et optimale bio présente sur le site de la conférence : http://www.dotjs.eu/

Tools tools tools

Si un sujet global est ressortit dans plusieurs interventions, il s’agit de l’outillage du développement en JavaScript. En commençant avec Addy Osmani qui a présenté Yeoman, Grunt et Bower, John K. Paul et Pamela Fox ont lourdement insisté sur la mise en oeuvre des outils existants pour vérifier le code JavaScript : JsHint, JsLint, EsLint. Bien utilisés, ces outils permettent d’avoir un retour immédiat sur la qualité du code produit et ainsi rattraper les IDEs des langages typés qui peuvent vérifier la validité du code pendant l’édition. Même Dave Methvin, dans un talk pourtant basé sur les performances de jQuery à finalement plus parlé des outils d’inspection des navigateurs modernes.

Web Tricks

Les développeurs Web ont fait également l’étalage de leur astuces pour tirer le meilleur des contextes des navigateurs et des normes en place. Guillermo Rauch a parlé de la performance des sites Web ou plutôt de l’impression de performance qu’on cherche à donner à l’utilisateur. Remy Sharp a montré les miracles qu’il est possible de réaliser avec ces iframes pourtant si difficile d’utilisation. Alex Sexton de son côté a rappelé que les technologies clientes peuvent elles aussi poser des problèmes de sécurité via par exemple les injections de script.

Evolution du langage

Le JavaScript en tant que language a un positionnement très particulier. Certains l’aiment d’autre le déteste, certains pour de bonnes raisons d’autre non. On ne cesse de se demander s’il faut le faire évoluer, changer la syntaxe, changer la VM ou peut être le faire évoluer sous forme de ByteCode qu’on éditerait plus directement. Ce débat a continué d’être vivace au dotJS 2013 avec les interventions de Nicolas Garcia Belmonte et James Burke qui ont parlé des évolutions plus ou moins rapides et réussie du langage dans les domaines de la surcharge d’opérateurs et la modularisation du code. Nicolas Geoffray s’est fait l’avocat de Google en présentant une alternative plus radicale, mais à tout de même considérer : Dart.

Brendan Eich

Si son intervention s’inscrit dans l’esprit du chapitre précédent, l’évènement que représentait la présence de l’inventeur du JavaScript mérite bien un chapitre à part ! Ses premiers slides portaient sur Firefox OS et que l’on a pu craindre une seconde un discours trop commercial, il a vite enchaîné sur ce qu’implique la création d’un OS Open Source. S’appuyer entièrement sur les technologies du Web demanderont d’encore progresser et d’encore innover pour un jour pouvoir proposer les mêmes jeux sur Firefox OS que sur iPhone.

Remerciements

À mon échelle très modeste d’organisateur du LyonJS j’ai un aperçu de la complexité que représente l’organisation d’un tel évènement. Je tiens donc à remercier très sincèrement les organisateurs pour l’immense travail qu’ils fournissent pour proposer une telle conférence. http://www.dotconferences.eu/

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