Certification Kubernetes: Ils passent la CKA et vous disent tout !

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Après l’annonce du support de Kubernetes par Docker à la fin de l’année 2017, 2018 a été l’année de Kubernetes. Il est le premier projet a avoir atteint le statut “graduated” de la CNCF en mars et de nombreux autres projets gravitent maintenant autour: skaffold, tous les Operators (Prometheus, etcd, Kafka, …)

La CNCF propose deux certifications kubernetes : la CKAD qui est la certification développeur et la CKA qui est l’équivalent côté opérationnel. Éric Briand et moi vous proposons notre retour par rapport à la certification CKA.Kubernetes certification

Pourquoi passer la certification ?

Nous voyons plusieurs raisons pour passer la certification :

  • S’assurer de ses connaissances : même si on manipule kubernetes au quotidien, le sujet est tellement vaste que s’assurer de bien connaître un tronc commun est important
  • Pour faire reconnaître ses compétences : pour sortir du lot de consultants déclarant connaître kubernetes
  • Sortir de sa zone de confort : pour progresser et pour viser encore plus haut
  • Enfin, ils nous a semblé intéressant de confronter notre expérience de formateur Kubernetes au cursus de la certification officielle

Programme

Le programme de la certification se trouve dans un repository github.

Il y a beaucoup de choses dans le curriculum, mais ce qu’il faut retenir principalement, c’est :

  • Bien maîtriser les différents types de ressources de base
  • Savoir dépanner un cluster kubernetes
  • Savoir créer un cluster kubernetes avec ou sans kubeadm

Préparation

Pré-requis hors kubernetes

Pour pouvoir s’en sortir le jour de la certification, il y des prérequis à connaître hors kubernetes :

  • vim : pour éditer et créer vos fichiers de configuration (il y a peut-être nano, ou emacs mais nous n’avons pas testé :D)
  • systemd : pas besoin de tout connaître, mais a minima: daemon-reload, start, stop, restart, status
  • journalctl : pour consulter les logs des services systèmes
  • Anglais : la certification est multilingue mais le français n’est pas proposé.

A faire  

Pour pouvoir répondre aux attendus de la certification, nous vous conseillons les ressources suivantes :

  • la documentation officielle : c’est la seule source d’information autorisée pendant l’examen, il faut donc être familiarisé avec sa structure pour retrouver rapidement l’information.
  • Les tasks : il s’agit de tutoriels pas à pas, permettant de s’habituer aux tâches habituelles à réaliser pour utiliser ou administrer un cluster kubernetes
  • Kubernetes the hard way : Un atelier vous proposant de créer un cluster kubernetes pas à pas qui vous permettra de bien comprendre chaque partie de kubernetes et comment les configurer
  • Attention, pour ces différents points, ne pas se contenter de tester sur un cluster d’un noeud (minikube, docker4mac), privilégier un vrai cluster (https://labs.play-with-k8s.com/, katacoda, gke, qwiklabs, …)
  • De l’expérience en condition réelle est également recommandée pour avoir les bons réflexes le jour de l’examen

Autres articles et ressources

Avant de préparer l’examen, nous nous sommes également renseignés sur le contenu et sur l’expérience d’autres candidats:

Jour du passage

L’environnement

La certification se déroule en ligne. Les conditions sont :

  • Être seul dans une pièce, au calme, sans appareils électroniques
  • Avoir une webcam
  • Utiliser chrome ou chromium car l’examen est dans une page web
  • La seule documentation autorisée est la documentation officielle kubernetes

Les aléas

Nous avons passé l’examen le même jour, mais à deux endroits différents et nous avons rencontré quelques aléas :

  • Pannes électriques : Coupure de courant quelques minutes avant l’examen, prévoir un ordinateur portable bien chargé et une connexion internet de secours !
  • Trouver le bon lien pour se connecter à l’examen : sur le portail de la Linux Foundation un lien est censé apparaître le jour de l’examen pour s’y connecter, mais ce n’est pas le cas. Utilisez le lien qui vous sera parvenu par mail avant l’examen
  • Ce même mail contient les informations nécessaires pour contacter le support de la plate-forme d’examens. Notez-les et gardez-les à portée de main au cas où pour début de l’examen
  • Déconnexion/Onglet qui plante :  ne pas paniquer, ce n’est pas grave, on peut se reconnecter facilement
  • Copier/Coller du terminal : pas mal de problème pour réussir à faire les copier coller…

Conseils :

  • C’est dit partout, mais TOUJOURS vérifier sur quel cluster vous êtes car la certification se déroule sur plusieurs clusters
  • Attention aux typos ! La notation en découle beaucoup vu que tout est automatisé
  • Hiérarchiser les questions pendant la certification : les questions sont indépendantes donc vous pouvez les traiter dans l’ordre que vous voulez. Les questions n’ont pas non plus le même coefficient donc n’hésitez pas à privilégier les questions faciles qui rapportent 🙂

 

Résultat

Le résultat est communiqué dans les 36h suivant la fin de la certification. Et pas de panique, vous avez le droit à un free retake 😉

Vu les échos que nous avions eu de la certification et l’aperçu du curriculum, il faut avouer que nous étions stressé avant le passage de la certification. D’autant plus que nous n’avions pas passé d’examen depuis longtemps et que les conditions pour le passer en ligne sont annoncées très contraignantes. Au final, le démarrage de l’examen est bien accompagné et la plate-forme offre de bonnes conditions.

Quelque soit le résultat, la certification nous a permis de valider notre connaissance de kubernetes et de nous forcer à creuser des sujets qui ne se présentent pas forcément dans notre utilisation quotidienne.

EDIT: Nous avons reçu nos résultats environ 30h après avoir terminé l’examen et nous avons tous les deux validé la certification ! Pas besoin d’utiliser le Free retake 😉

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