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[Sondage] Comment l’écoconception de services numériques est-elle déployée chez nos clients ?

Afin de mieux connaître la prise en compte du sujet de l’écoconception chez nos clients et quels référentiels et outils sont utilisés, nous avons lancé un sondage. Nous avons eu 64 répondants, ce qui représente environ 15% de nos consultants, qui eux même ne représentent pas la majorité du marché. La petite taille de cet échantillon est un point faible de cette étude à garder en tête à la lecture des résultats. Ces 64 réponses nous donnent des informations sur 64 contextes clients.

40% de nos clients prennent en compte les impacts environnementaux des services numériques.

Le premier constat est que, parmi les clients des consultants qui ont répondu, plus de 40% prennent en compte le sujet des impacts environnementaux des services numériques, au moins de façon ponctuelles.

Le client, prend-il en compte les impacts environnementaux de son service ?

Parmi eux, dans beaucoup de cas, le sujet est régulièrement évoqué, sans qu’il y ait d’actions formelle prise ou de démarche mise en place. Cependant, un tiers de ces clients prend ponctuellement des actions et plus de 10% intègrent la prise en compte de leurs impacts de façon formelle et régulière.

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Une prise en compte globale, mais centrée sur les aspects techniques

L’écoconception est une dimension transverse, à prendre en compte tout au long de la vie du projet. Mais, comme il s’agit d’abord de conception, les phases qui ont le plus d’impact sont celles qui sont le plus en amont : expression de besoin, conception technique et fonctionnelle. En effet, le service numérique le moins impactant est celui qui n’existe pas.

En général, quand les aspects environnementaux sont pris en compte, c’est sur tout le cycle de vie. Cependant on constate une surreprésentation des phases de conception technique et de développement. Cela peut-être le signe que le sujet est malheureusement vu comme un point technique et un problème d’ingénieur et non une question fonctionnelle et métier. Ou bien il s’agit d’un biais venant du fait que nos consultants travaillent surtout sur ces aspects techniques.

Certains clients semblent également se focaliser uniquement sur l’optimisation du produit déployé avec pour objectif connexe de faire des économies d’hébergement.

Phases du cycle de vie du logiciel auxquelles est prise en compte la question des impacts environnementaux. 

Les 115 bonnes pratiques d’écoconception web (RWEB) dominent toujours le paysage.

Un tiers des clients qui prennent en compte les impacts de leurs projets utilisent un référentiel. En majorité, au moins les 115 bonnes pratiques d’écoconception web, aujourd’hui appelé RWEB. Le RGESN de l’ARCEP, commandé par la loi REEN est utilisé par 15% de ces entreprises.

Dans tous les cas, le document a été modifié, au moins en filtrant les pratiques.

Les autres options (GR 491 par exemple) ne sont pas apparues dans notre enquête. 

Dans beaucoup de cas (42%) un guide interne de l’entreprise est utilisé ou complète le référentiel choisi

.

Peu d’outils sont utilisés malgré la taille du marché.

Parmi la pléthore d’outils existants, ceux qui sont effectivement utilisés chez nos clients sont le classique EcoIndex / GreenIT analysis, ainsi que les informations fournies par les hébergeurs, par exemple dans la console des fournisseurs de cloud. 

Quelques-uns utilisent Cloud Carbon Footprint ou encore des outils focalisés sur la performance applicative dans le cadre de leurs démarches.

On voit ici que l’accès à une estimation des impacts en tant que commodité, comme dans les consoles des hébergeurs par exemple, permet d’ajouter simplement cette dimension aux réflexions des équipes. 

La domination de Green IT analysis / EcoIndex reflète la longue existence de cet outil, mais aussi ses qualités propres : simple, gratuit, open source, performant et fournissant des chiffres raisonnables, comme nous le relevions avec Nicolas Bordier au dev Fest Lille il y a quelques mois.

Des bénéfices clairs pour les clients les plus matures

Les clients qui prennent régulièrement des actions pour réduire leurs impacts, voir qui ont inclus cette démarche dans leur organisation, constatent en grande majorité des bénéfices pour leur organisation. 

Sans surprise, on y trouve l’amélioration des performances et les économies d’hébergement.

De plus, certaines de ces entreprises constatent une amélioration de la qualité et de l’accessibilité. Cependant, ces avantages sont plutôt déclarés comme faibles : la démarche leur apporte des améliorations perceptibles mais pas spectaculaires.

Conclusion

Cette étude montre qu’une part non négligeable des entreprises s’inquiète des impacts environnementaux de leurs services numériques, mais qu’une minorité met en place des actions pour les réduire, malgré les incitations légales et le riche écosystème de référentiels et d’outils. Quand cet aspect est pris en compte, il semble qu’il reste surtout vu comme de la responsabilité des acteurs techniques.

Les clients qui pratiquent l’écoconception de services numériques utilisent des outils et des référentiels classiques (EcoIndex, RWEB), sans que la diversification du paysage ne soit visible sur notre échantillon. Les plus matures constatent des bénéfices non environnementaux attendus, mais en faible proportion.

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